prélude

prélude
C'était quelques mois avant les vacances d'été... Rien ne présageait un été différent, si ce n'est un coup de fil, un simple coup de fil. Un cousin éloigné de la famille, Erasmo (n'oubliez pas ce nom), m'a appelé pour me proposer de venir lui rendre visite. Et cet ami n'habite pas Hasselt ou Roeselare mais...RIO.

Comme un voyage exceptionnel ne peut se concevoir seul, j'ai proposé à un ami cher de m'accompagner, Orion.
vous ne me croirez sans doute pas, mais on en a parlé la première fois attablés à notre endroit fétiche, au Guinch Bar, terre d'accueil de nos rencontres hebdomadaires, refuge de la Kriek Lindemans...

Depuis ce jour, le Brésil s'immisce dans nos conversations, plages, filles, chemises à fleurs... Tant de beaux projets.

C'est fou comme un simple bout de papier peut provoquer une telle euphorie.
Nous avions notre billet, passport pour trois semaines de rêves...Bruxelles-Rio.

Le ton monte....la date approche....

# Posté le mardi 05 février 2008 12:06

Modifié le mardi 05 février 2008 12:58

Premier Jour : Départ

Premier Jour : Départ
17 aout 2007, 5heures du mat', réveil dans la douleur. Préparations hâtives sans tambour ni trompettes. On démarre. Une petite tracasserie administrative retarde notre ascension vers l'avion (ces pisse-vinaigre avaient simplement inversé nos noms et prénoms sur nos billets, ce qui nous a tout de même mis trois bons quarts d'heure dans la vue). Après une attente sans plus grande cérémonie dans le terminal, nous montons enfin dans ce putain d'avion (excusez-moi, j'en avais marre de faire des belles phrases. Et puis c'est vrai...il nous a bien fait chier cet avion). Petit clin d'oeil à Gad Elmaleh pour les démos de sécurité auxquelles nous avons bien sûr eu droit. Vol sans histoire.

Arrivée à l'aéroport de Madrid, architecturalement beaucoup plus joli que celui de Bruxelles qui, n'ayons pas peur des mots, est d'une laideur insupportable. La taille de l'aéroport de Madrid était telle que sa traversée à pied prenait à elle seule plus de temps que la traversée de Louvain-la-Neuve de bas en haut si bien que le métro ne fut pas de trop. Casse-croûte, lèchage de vitrine, petite attente, et nous voilà assis dans l'avion qui nous transportera à Rio. Une andouille a oublié son sac à main, ce qui a eu le chic de retarder le vol d'une bonne demi-heure, mais on décolle enfin. Plusieurs télés nous premettent de voir : tantôt diverses informations sur le vol (vitesse, altitude, distance parcourue, distance restante,...), tantôt une chronique à la con du nom très explicite de "La valise de Sofia" (dans la langue originale : "la maleta de Sofia"), tantôt un film (nous avons eu droit à Shrek 3, qui était plus efficace qu'une somnifère pour nous endormir, Spiderman 3, que nous avons suivi et compris en version originale, malgré la profondeur des dialogues, et enfin un navet espagnol qui faisait presque regretter la valise de Sofia).

Les premiers signes de la fin du vol commencent à apparaître : agitation grandissante, apparition de formalités administratives casse-couilles, ressentiment de perte d'altitude. Notre anxiété grandit. Nous rêvons déjà des cockails qu'on va s'enfiler. Environ une heure plus tard, l'avion touche le sol. Une autre heure pour débarquer, régler toutes les saloperies administratives, et nous voilà au terminal de Rio où notre hôte, Erasmo, nous accueille avec un grand sourire

# Posté le mardi 05 février 2008 13:00

Modifié le dimanche 10 février 2008 10:58

Premier Jour: Débarquement

Premier Jour: Débarquement
Erasmo prend directement la tête des opérations. Il a pris soin de demander à un taxi d'attendre à la sortie d'aéroport.
La sortie de l'aéroport... En ce début de soirée, l'air était encore tiède, presque chaud.
Le changement d'atmosphère nous surprend. Rio nous charme, elle se dévoile à chaque tournant. Son doux chaos a quelque chose d'enivrant, d'excitant. Elle a la douce folie des jeunes enfants, et vous ne désirez qu'une chose, jouer avec elle.
Et nous avons tous les deux senti ce long frisson nous parcourir l'échine, cette irrésistible envie de découvrir cette ville.

Nous parcourons une petite partie de Rio dans ce taxi, qui nous emmène jusqu'au majestueux pont de 14 kilomètres qui enjambe la baie de Rio pour rejoindre Niteroi. De là, nous pouvons apercevoir les méandres tracés par l'océan dans le paysage. Au fur et à mesure que le décor charmeur de Rio défile devant nos yeux, Erasmo nous en explique quelques détails. Nous nous sentons comme dans un état second, à la fois fascinés par ce qu'Erasmo nous apprend et par cette ambiance qui n'a à nous offrir que l'envie de profiter de cet instant en s'isolant de toute le reste, bien que ce ne soit qu'un vulgaire trajet en taxi.

En milieu de soirée nous arrivons chez Erasmo à Niteroi (à 15 minutes de Rio). Il possède un appartement le long de la rue qui borde la plage d'Icaraï, tout près d'un bar appelé Sao Nunca dont vous aurez des nouvelles plus tard et à maintes reprises.
Nous pénétrons donc dans le bâtiment (ou il faut montrer patte blanche) et montons au troisème étage.
Il nous montre notre chambre et nous dit: "faites comme chez vous". (et bien, ça va être un beau bordel dans 5minutes!).
A peine le temps de poser nos valises, Erasmo nous appelle pour manger.
Je peux vous affirmer qu'ils connaissent la signification du mot: manger. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les portions sont copieuses(entrée, plat, dessert!)
Petit détail culinaire, les haricots noirs sont à se taper le cul au plafond, et on fait partie de notre quotidien, tout comme ces deux marques de bières: Itaipava et antartica.
And the winner is: Antartica! En effet, l'Itaipava n'est en réalité que la bibine locale.

Après le dîner, nous nous débarassons de nos lourds vêtements d'Européens pour ne garder que tongs et short.
Nous sortons pour faire un tour le long de la plage. Je tiens à rompre le charme, l'intérieur de la baie de Rio est une vraie porcherie (d'ailleurs, une station de pétrole est actuellement en montage dans les eaux mêmes de la baie), si bien que les poissons morts viennent gentiment s'échouer sur le sable. Si si, c'est mignon!

La fatigue commençant à ressentir, nous retournons à l'appartement pour dormir.




# Posté le mardi 05 février 2008 13:51

Modifié le mardi 22 avril 2008 14:09

Deuxième Jour: première découverte

Deuxième Jour: première découverte
Le lendemain, lever au chant du coq...oui, enfin euh, à 8h25 quoi. Vous n'allez pas chicaner pour si peu non plus ! Le déjeuner nous apprend que le souper n'a absolument pas le monopole de l'abondance : nous avons mangé comme des ogres. Il va de soi qu'il en était ainsi car ça nous plaît beaucoup, et les découvertes sont nombreuses (on peut citer à titre d'exemple les quelques fromages locaux et la pâte de goyave). Ensuite, nous sortons avec Erasmo pour entamer notre première promenade dans Nitéroï. C'est parti pour une première reconnaissance

Quelques pas suffisent pour nous laisser apercevoir quelques panoramas séduisants tels que Rio sait les faire (bien que nous sommes encore dans Nitéroï). Nous nous servons de nos appareils photos comme un soldat se sert d'une mitraillette. Tout dans ce que nous voyons nous séduit : l'activité qui règne sur la plage (parties de football (qui l'eût cru ?), parties de volleyball, exercices aux barres parralèles (régulièrement présents près des plages), marchands ambulants, et tant d'autres), l'éclat du soleil que ne rend la contemplation des paysages que plus fascinante, l'architecture de certains bâtiments, les grands étendues d'eaux qui sont une invite permanente à s'y baigner, les filles (patience, vous aurez bientôt plus de détails à ce sujet).

Note de l'auteur : je vous rassure, vous n'aurez pas droit à chaque article à un discours pompeux sur la fascination que suscitait la découverte des paysages de Rio, mais il faut bien les caser quelque part et le début me semble mieux choisi pour ça. Cette fascination a été suffisamment intense que pour être mentionnée.

Autre découverte durant cette première promenade : les Brésiliens peuvent avoir des très bons musicaux puisque nous avons entendu raisonner haut et fort à l'intérieur d'une maison How You Remind Me de Nickelback.

Nous avons également été interpellés par la grandeur du centre commercial de Nitéroï, qui a d'ailleurs d'autres atouts (les prix par exemple). Nous y reviendrons en temps voulu.

# Posté le mardi 05 février 2008 14:32

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:33

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# Posté le mardi 05 février 2008 14:57

Modifié le dimanche 10 février 2008 14:57