17 aout 2007, 5heures du mat', réveil dans la douleur. Préparations hâtives sans tambour ni trompettes. On démarre. Une petite tracasserie administrative retarde notre ascension vers l'avion (ces pisse-vinaigre avaient simplement inversé nos noms et prénoms sur nos billets, ce qui nous a tout de même mis trois bons quarts d'heure dans la vue). Après une attente sans plus grande cérémonie dans le terminal, nous montons enfin dans ce putain d'avion (excusez-moi, j'en avais marre de faire des belles phrases. Et puis c'est vrai...il nous a bien fait chier cet avion). Petit clin d'oeil à Gad Elmaleh pour les démos de sécurité auxquelles nous avons bien sûr eu droit. Vol sans histoire.
Arrivée à l'aéroport de Madrid, architecturalement beaucoup plus joli que celui de Bruxelles qui, n'ayons pas peur des mots, est d'une laideur insupportable. La taille de l'aéroport de Madrid était telle que sa traversée à pied prenait à elle seule plus de temps que la traversée de Louvain-la-Neuve de bas en haut si bien que le métro ne fut pas de trop. Casse-croûte, lèchage de vitrine, petite attente, et nous voilà assis dans l'avion qui nous transportera à Rio. Une andouille a oublié son sac à main, ce qui a eu le chic de retarder le vol d'une bonne demi-heure, mais on décolle enfin. Plusieurs télés nous premettent de voir : tantôt diverses informations sur le vol (vitesse, altitude, distance parcourue, distance restante,...), tantôt une chronique à la con du nom très explicite de "La valise de Sofia" (dans la langue originale : "la maleta de Sofia"), tantôt un film (nous avons eu droit à Shrek 3, qui était plus efficace qu'une somnifère pour nous endormir, Spiderman 3, que nous avons suivi et compris en version originale, malgré la profondeur des dialogues, et enfin un navet espagnol qui faisait presque regretter la valise de Sofia).
Les premiers signes de la fin du vol commencent à apparaître : agitation grandissante, apparition de formalités administratives casse-couilles, ressentiment de perte d'altitude. Notre anxiété grandit. Nous rêvons déjà des cockails qu'on va s'enfiler. Environ une heure plus tard, l'avion touche le sol. Une autre heure pour débarquer, régler toutes les saloperies administratives, et nous voilà au terminal de Rio où notre hôte, Erasmo, nous accueille avec un grand sourire